Un Grand Nord fort et libre

La vision d’O’Toole du Nord canadien

Justin Trudeau a tourné le dos au Nord canadien. Il n’a pas de représentants du Nord dans son cabinet. Il a pris plusieurs décisions unilatérales qui touchent les terres, les eaux et le bien-être des habitants du Nord sans permettre aux territoires de se prononcer et de mener des consultations appropriées avec les résidants autochtones et non autochtones. Bravo pour « les nouvelles relations ».

Malgré son agenda de voyage très chargé, le premier ministre Trudeau a raté l’exercice de l’Opération Nanook des Forces armées canadiennes dans le Nord, brisant une tradition de longue date de soutien politique à notre souveraineté nordique établie par le premier ministre Harper. Cela montre aux habitants du Nord que bien que les libéraux aiment parler de l’étendue et de la beauté du Nord canadien, ils ne font rien pour le soutenir, l’entretenir ou le protéger. Cela a rappelé à de nombreuses personnes comment la Force de réserve du Yukon a été démantelée sous le premier gouvernement Trudeau en 1968. Ce sont difficilement des voies ensoleillées pour les gens du Nord, qui doivent déjà lutter avec moins de soleil pendant l’hiver.

Les peuples autochtones et les gens qui vivent, explorent, investissent et travaillent dans le Nord s’engagent à en assurer la protection et la durabilité. Avec le changement climatique, les voies navigables de notre région arctique deviennent plus accessibles, et le passage de voyageurs et de militaires devient chose courante.

La Russie et d’autres pays réclament de grandes parts de notre région arctique, et l’incapacité du Canada de maintenir et d’exercer constamment sa souveraineté sur ces vastes régions est un problème continu. Nous devons à notre population nordique d’assurer que le Canada est présent sur l’ensemble de ses terres et de ses eaux. De plus, tout espoir de développement économique et de croissance de la population dans le Nord devra être soutenu par une infrastructure et en faisant des territoires des partenaires à part entière au sein de la Confédération.

De John Diefenbaker à Brian Mulroney à Stephen Harper, ce sont seulement des gouvernements conservateurs qui ont bâti, soutenu et protégé notre Nord et ses habitants. Un gouvernement O’Toole va rester dans cette direction positive en prenant les mesures suivantes :

Gouvernance :

  • Assurer que les territoires se prononcent sur les décisions nationales comme les changements au Régime de pensions du Canada ;
  • Assurer que les transferts versés au titre de la formule de financement des territoires sont prévisibles et ne sont pas réduits de façon inattendue en raison d’une décision fédérale unilatérale, comme ce fut le cas en 2016 ;
  • Travailler avec le Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated pour poursuivre et conclure les négociations sur la délégation de pouvoirs provinciaux au Nunavut ;
  • Comme le Yukon a la 3e plus longue frontière avec les États-Unis de l’ensemble des provinces et des territoires, et comme le Yukon et l’Alaska entretiennent de solides relations commerciales et intergouvernementales, assurer que les Yukonnais participent aux négociations commerciales.

Ressources :

  • À moins que les habitants du Nord décident de la maintenir, annuler l’interdiction de forage. Cette décision ne devrait pas être décrétée par des politiciens du sud. Les habitants du Nord doivent participer à chaque étape du processus décisionnel sur nos ressources naturelles ;
  • Donner aux territoires le contrôle de leurs ressources, comme l’ont fait les Accords de l’Atlantique, qui ont aussi fait du Canada atlantique le principal bénéficiaire du développement de ses ressources.

Infrastructure :

  • Reconnaître l’insuffisance du financement par habitant pour le Nord et utiliser un modèle de financement de base ;
  • Travailler avec les territoires et investir dans l’infrastructure critique pour libérer les ressources et y accéder, stimuler la croissance économique et créer des possibilités d’emploi pour les habitants du Nord. Par exemple, le Yukon propose d’investir dans des routes d’accès aux ressources afin de stimuler la croissance de l’industrie minière ;
  • Dans le cadre des discussions avec les États-Unis, souligner l’importance du financement de la modernisation de l’infrastructure le long de la partie Shakwak de la Route de l’Alaska au Yukon afin d’assurer que cet élément critique de l’infrastructure économique et commerciale qui relie nos deux pays est amélioré et entretenu ;
  • Investir dans la mise à jour et l’amélioration de l’autoroute Robert Campbell, un corridor commercial critique, pour qu’il soit possible de continuer à l’utiliser ;
  • Abolir la taxe nationale sur le carbone, qui rendra la vie plus chère dans le Nord, et travailler avec les territoires pour investir dans des solutions d’énergie propre afin de réduire la dépendance de leurs communautés envers le diesel. Par exemple, les Territoires du Nord-Ouest ont proposé de connecter la communauté de Fort Providence à leur réseau hydroélectrique ;
  • Reconnaître le manque d’infrastructure au Nunavut et travailler avec le territoire pour déterminer les besoins en matière d’infrastructure de transport ;
  • Soutenir les territoires alors qu’ils améliorent la connectivité Internet et cellulaire dans leurs communautés éloignées et rurales.

Économie :

  • Travailler avec les territoires, les communautés autochtones locales et Parcs Canada afin de trouver des façons de bâtir une économie d’écotourisme dans nos parcs nordiques, par des investissements stratégiques dans l’infrastructure. Par exemple, le parc national Denali en Alaska démontre que des centaines de milliers de personnes peuvent être attirées par la beauté sans pareille du Nord, chaque année, par un juste équilibre entre l’infrastructure et la préservation. En 2016, près de 600 000 personnes ont visité le parc national Denali en Alaska (où se trouve le mont McKinley), mais seulement 26 000 ont visité le parc national Kluane au Yukon (où se trouve le mont Logan), même si nombre des visiteurs de l’Alaska ont traversé Kluane sur le chemin. Il existe d’immenses possibilités d’écotourisme et de recherche dans les parcs nationaux du Nord canadien ;
  • Terminer la réserve de parc national Thaidene Nene (terre de nos ancêtres) afin de protéger un important écosystème et de créer un écotourisme dans la communauté de Lutsel K’e Dene, dans les Territoires du Nord-Ouest ;
  • S’engager de nouveau à réduire le taux d’imposition des petites entreprises à 9 %, réparant la fausse promesse de Trudeau.

Défense :

  • Terminer l’installation navale de Nanisivik sur l’île de Baffin, au Nunavut ;
  • Affirmer la souveraineté du Canada sur la majeure partie de notre territoire non surveillé à l’aide de drones alors que cette technologie s’améliore, d’avions de patrouille Aurora et de la formation ciblée des Rangers canadiens ;
  • Améliorer notre Système d’alerte dans l’Arctique en mettant à niveau notre couverture radar et satellite ;
  • Équiper et augmenter les Rangers canadiens pour assurer une efficacité maximale et soutenir leur important travail, et fournir des emplois additionnels ;
  • Rétablir une base de la Force de réserve au Yukon afin de mieux affirmer la souveraineté canadienne et d’assurer que les Forces armées canadiennes sont bien équipées et formées pour se déployer et réaliser des opérations dans les conditions inhospitalières de l’Arctique ;
  • Utiliser le Centre de formation de l’Arctique des FAC à Resolute Bay, le futur déploiement des navires de patrouille extracôtiers de l’Arctique Harry deWolf et les opérations de l’installation navale de Nanisivik pour permettre au Canada de se spécialiser dans les opérations arctiques au sein de l’OTAN ;
  • Concevoir une unité de drones nordiques spécialisés dans l’ARC et exécuter des programmes pilotes au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut avec des drones de surveillance non armés pour évaluer la faisabilité d’un contrôle de la sécurité et de l’environnement à long terme.

Santé : 

  • Exiger que les provinces et les territoires fassent rapport des améliorations à l’accès aux soins de santé des communautés rurales et nordiques (ce qui comprend le Nord de l’Ontario) ;
  • Doubler le montant maximal du Crédit d’impôt pour frais médicaux à 2 500 $ pour les habitants des communautés rurales (situées à 100 km ou plus de l’hôpital leur offrant des soins) et jusqu’à 3 500 $ pour ceux qui vivent dans les zones nordiques éloignées ;
  • Encourager les médecins à pratiquer dans les communautés rurales et nordiques en réduisant le taux d’imposition des petites entreprises (de 10,5 %) à 5 % pour les professionnels médicaux travaillant dans les zones nordiques éloignées ;
  • Travailler avec les provinces et les Premières Nations afin de définir de nouvelles approches pour les soins de santé aux Premières Nations qui répondent aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation.

 

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