Un usage de la force difficile mais approprié 

“Il y a quatre ans, j’ai prononcé l’un de mes premiers discours au sujet de la crise en Syrie en tant que nouveau député.  À l’époque de ce débat d’urgence à la Chambre des communes, la violence et le chaos sévissaient déjà depuis deux ans en Syrie.  Des milliers de personnes avaient déjà été tuées.  Des armes chimiques avaient été utilisées mortellement contre d’innocents civils, dont des enfants.  De plus, la crise des réfugiés en Syrie et dans la région était déjà en train de devenir sérieuse.  Le président Obama avait déjà prévenu le régime Assad un an plus tôt que l’utilisation d’armes chimiques était une « ligne rouge » à ne pas franchir.  Qu’est-ce qui a changé en quatre ans ?  Rien.  En fait, tous les éléments de la crise n’ont fait que s’aggraver.  Des milliers d’autres personnes ont été tuées, des armes chimiques sont toujours utilisées et la crise des réfugiés s’est transformée en une crise mondiale de migrants qui a transformé la géopolitique.

Hier, le président Trump a ordonné des frappes aux missiles sur des installations militaires syriennes qui, selon les services du renseignement américains, étaient à l’origine des attaques chimiques barbares perpétrées plus tôt cette semaine.  Je soutiens cette décision.  Bien que l’usage de la force militaire doive toujours être l’option finale à envisager, ces frappes limitées et stratégiques montrent que le régime Assad ne peut plus agir en toute impunité.  La mort, la destruction et le chaos de ces sept dernières années montrent clairement que les efforts multilatéraux axés sur la diplomatie et l’endiguement ne fonctionnent pas et que d’innocents civils continuent à en payer le prix avec leur vie.  Le Conseil de sécurité des Nations Unies est paralysé par l’inaction envers la Syrie parce que la Russie soutient le régime Assad, et ça ne va pas changer.

À titre de vétéran et d’ancien ministre responsables des soins aux hommes et aux femmes qui servent notre pays, je ne prends jamais la question de l’usage de la force militaire à la légère.  Je soutiens cette action stratégique prise par notre allié le plus proche pour faire comprendre que des attaques aussi horribles ne seront pas tolérées.  Il est décevant de voir que le Canada joue un rôle réduit dans cette région troublée depuis l’élection du gouvernement Trudeau.  Sa première décision en matière de politique étrangère a été de réduire l’engagement militaire du Canada dans les efforts multilatéraux contre le groupe État islamique en Syrie et en Irak.  Cette semaine, nous avons appris que le gouvernement Trudeau a retiré nos CF-18 malgré les demandes d’autres pays pour que le Canada tienne son engagement.  J’espère sincèrement que le gouvernement Trudeau ne va plus laisser tomber nos alliés et va maintenir notre engagement envers la sécurité dans la région.”

L’hon. Erin O’Toole, C.P., C.D., député

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