Lancer l’économie autochtone

L’amélioration des relations entre le gouvernement et les communautés autochtones doit être une priorité. L’avenir de notre économie dépend d’une réconciliation réussie et d’une confiance significative. Les peuples autochtones sont le groupe démographique à plus forte croissance au Canada. Alors que le nombre d’étudiants autochtones diplômés d’universités ou de programmes commerciaux qui ont des emplois hautement spécialisés et démarrent leur propre entreprise est plus élevé que jamais, il y a encore beaucoup trop de réserves qui sont oubliées. De plus, les communautés dont les jeunes partent pour faire des études supérieures et acquérir une expérience de travail ont de la difficulté à les récupérer car, trop souvent, l’économie pour les soutenir est inexistante.

 

La marée montante soulève tous les bateaux. Quand les communautés autochtones sont prospères, tout le Canada l’est. Bien qu’il existe de nombreux exemples de communautés et d’entreprises autochtones florissantes, ces réussites sont souvent assombries par les conditions de vie inacceptables dans certaines réserves. La simple vérité est que certaines conditions auxquelles font face des communautés de Premières Nations dans les réserves sont tout simplement inacceptables, et toute réconciliation significative doit commencer par la réponse à ce problème par l’honnêteté et un sentiment d’urgence.

 

Les gouvernements conservateurs ont toujours travaillé efficacement avec les peuples autochtones. C’est le premier ministre John Diefenbaker qui a adopté une loi au Parlement afin d’accorder le droit de vote aux Premières Nations en 1960. Bill McKnight a été le ministre des Affaires autochtones sous le gouvernement Mulroney qui a rédigé l’Accord-cadre sur les droits fonciers issus de traités en Saskatchewan en 1992. Il a ensuite été nommé commissaire aux traités et chef honoraire de la nation crie du lac Muskeg en reconnaissance de son dévouement envers les peuples autochtones. De plus, le gouvernement Mulroney a signé l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Et c’est le dernier gouvernement conservateur, animé par la passion du regretté Jim Prentice, qui a présenté les excuses sur les pensionnats indiens, créé la Commission de vérité et réconciliation et mis en œuvre le projet Nunavut.

 

S’inspirant de l’engagement des conservateurs à remettre les choses en ordre et à obtenir des résultats avec les communautés autochtones, un gouvernement O’Toole assurera que le droit fondamental à de l’eau potable salubre est garanti dans chaque communauté autochtone au Canada. Des décennies de mesures insuffisantes des gouvernements de toutes allégeances sont inacceptables. Un gouvernement O’Toole va :

 

  • Former un Partenariat avec les Premières Nations par l’intermédiaire de Technologies du développement durable du Canada (TDDC) afin de concevoir des méthodes de purification et de traitement de l’eau clés en main pour les Premières Nations éloignées. Les entreprises qui adaptent ou développent des technologies à cette fin seront admissibles au Prix Brian Mulroney pour l’innovation en matière de technologie verte (voir : http://erinotoole.ca/environment/).
  • Financer l’infrastructure d’eau potable pour les communautés qui n’en ont pas ou dont les systèmes doivent être réparés, par l’intermédiaire de partenariats publics-privés avec un financement direct du gouvernement afin d’encourager la participation du secteur privé à des projets groupés visant de nombreuses communautés. Ces initiatives incluraient également la formation des membres des communautés pour qu’ils exploitent cette infrastructure à un juste salaire. Ces projets seraient également admissibles à des crédits compensatoires pour retombées industrielles régionales (RIR).
  • Agrandir l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) des Forces armées canadiennes pour qu’une équipe puisse intervenir localement en cas d’inondation, de contamination de l’eau et d’autres urgences dans le cadre de l’aide au pouvoir civil du mandat opérationnel des Forces armées canadiennes. Les urgences en matière de santé et d’environnement dans certaines des communautés des Premières Nations éloignées sont inacceptables et devraient faire l’objet de la même intervention rapide que les urgences internationales. Ce service serait offert sur demande.

 

Un gouvernement O’Toole va respecter le dialogue de nation à nation entre le gouvernement du Canada et les gouvernements des Premières Nations afin de former des partenariats pour le bien de tous les Canadiens. Cette approche de nation à nation comprendra des attentes pour les mêmes degrés de transparence, de responsabilisation et de gouvernance à tous les paliers de gouvernement. Aussi, un gouvernement O’Toole va :

 

  • Créer un Panel sur la gouvernance des Premières Nations formé de membres nommés par le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et l’Assemblée des Premières Nations.
  • Lancer le Projet de gouvernance Tecumseh selon lequel, chaque année, le gouvernement fédéral parraine la participation de 10 leaders autochtones à l’Institute for Chartered Directors, recevant une formation sur la gouvernance de calibre mondial et l’agrément ICD.D.
  • Rétablir la Loi sur la transparence financière des Premières Nations éliminée par le gouvernement Trudeau avec une Loi sur la gouvernance des Premières Nations réformée. Des rapports annuels sur la transparence seront soumis au Panel sur la gouvernance des Premières Nations, qui fera au ministre des Affaires autochtones et du Nord des recommandations sur les questions de transparence, les irrégularités dans les dépenses ou les mauvaises pratiques de gouvernance. La nouvelle Loi exigera également le respect des pratiques de gouvernance par toutes les Premières Nations.

 

 

Permettre le développement économique des peuples autochtones

 

Le développement économique et la création d’emplois sont la prospérité future de la prochaine génération de Canadiens autochtones et le meilleur moyen d’assurer une réconciliation pour les injustices passées. Le développement économique joue un rôle critique pour les communautés autochtones qui veulent maximiser le potentiel des ressources de leurs territoires traditionnels de façon durable. Bien que l’on pense souvent qu’il s’agit de projets sur les ressources naturelles, pour de très nombreuses communautés autochtones, cela comprend également des activités dans l’immobilier, des parcs industriels et commerciaux, des vignobles, des casinos, des terrains de golf, des stations d’essence, des restaurants, l’écotourisme et plus encore.  Cela bénéficie à notre pays dans son ensemble, stimule notre économie et, souvent, permet à un plus grand nombre de Canadiens de connaître la culture, les arts et les espaces naturels autochtones.

 

Il y a plus de 20 ans que la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones a été lancée, et près de dix ans que notre gouvernement conservateur précédent a établi le Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones, qui a amélioré les possibilités de développement des ressources.

Un gouvernement O’Toole va travailler avec les chefs d’entreprise et les communautés autochtones pour :

 

  • Élaborer et exécuter une Politique nationale d’approvisionnement auprès des Autochtones qui améliore l’accès aux secteurs des ressources et crée de nouvelles possibilités de participer à tous les marchés publics, ce qui comprend l’approvisionnement de la Défense nationale et de la Garde côtière, directement et indirectement. Cette politique :
    • Donnera aux soumissionnaires autochtones des points de « proposition de valeur » additionnels au titre de la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense et un poids additionnel similaire dans tous les autres processus d’approvisionnement publics ;
    • Encouragera les soumissionnaires non autochtones à inclure des contractants autochtones dans leurs offres et du personnel autochtone dans leur effectif ; et
    • Fera un rapport public annuel sur les niveaux d’approvisionnement autochtone.
  • Tenir un Sommet national sur le partage des revenus provenant des ressources avec tous les paliers de gouvernement, les Premières Nations et le secteur privé afin d’assurer une meilleure cohérence entre les juridictions pour le partage des recettes et des redevances tirées des ressources naturelles avec les communautés autochtones.

 

Un gouvernement O’Toole va permettre aux communautés autochtones de participer de manière plus efficace et plus significative aux examens de projets majeurs et aux évaluations environnementales requis pour les projets d’infrastructure en réallouant le financement offert aux communautés pour les examens techniques des approbations environnementales. Un trop grand nombre de consultants et d’avocats non autochtones bénéficient de ce financement au lieu des Autochtones eux-mêmes. Il sera utilisé pour financer la formation des membres des communautés autochtones à la réglementation et à la science environnementale.

 

Un gouvernement O’Toole va aussi libérer des ressources pour la formation professionnelle, la littératie et d’autres subventions et contributions normalement dirigées par Emploi et Développement social Canada (EDSC) et permettre aux groupes d’évaluer et de choisir les récipiendaires. Cela fait partie de l’initiative Grand pays du gouvernement O’Toole visant à habiliter les organisations de la société civile à diriger le financement et l’aide dans leurs communautés et domaines d’expertise. Les groupes qui répondent aux besoins sur le terrain sont souvent mieux placés pour évaluer et octroyer des fonds que des bureaucrates à Ottawa.

 

 

Un gouvernement O’Toole va remédier à l’impasse qui bloque le règlement des revendications territoriales partout au Canada. Trop souvent les revendications territoriales sont engluées dans des années et des années d’indécision et de retards malgré la volonté du gouvernement fédéral d’aller de l’avant. Les retards sont dus en partie au fait que des communautés des Premières Nations hésitent à être les premières à traiter avec le gouvernement fédéral parce que les négociations ultérieures par d’autres Premières Nations peuvent être plus avantageuses en raison du précédent créé. Le chevauchement des revendications entre différentes bandes et terres cause souvent des retards inacceptables et même l’utilisation abusive du processus de règlement. Cela ne doit plus se produire. En conséquence, un gouvernement O’Toole va régler les revendications territoriales en :

 

  • Permettant à l’Assemblée des Premières Nations et au ministère des Affaires autochtones de créer une Commission sur le chevauchement des revendications territoriales dirigée par les Premières Nations afin de rassembler les bandes voisines pour régler les revendications qui se chevauchent avant le début ou la conclusion des négociations avec le gouvernement fédéral.
  • Le gouvernement fédéral financera la Commission et offrira un soutien administratif, mais n’entreprendra aucune négociation avant que les questions de chevauchement soient réglées par l’intermédiaire d’un dialogue entre les Premières Nations à un forum dirigé par les Premières Nations.
  • Le règlement des revendications territoriales sera accéléré sous un gouvernement O’Toole grâce à l’élimination des chevauchements.
  • Un gouvernement O’Toole n’approuvera jamais le transfert en fief simple de terres privées dans le cadre des négociations sur les revendications territoriales.

 

 

Le service des Autochtones en uniforme à leur communauté et au pays a été exceptionnel, mais n’est pas suffisamment connu des Canadiens. Lors de mon premier discours international comme ministre des Anciens Combattants à l’occasion de la remise de la médaille d’or du Congrès américain à la Brigade du diable au Capitole, le seul vétéran que j’ai nommé par son nom est Tommy Prince. Prince a été le militaire autochtone le plus décoré à la Deuxième Guerre mondiale, suivant le service incroyable de nombreux jeunes Autochtones qui ont servi lors de la Grande Guerre et qui sont morts pour un pays qui ne leur donnait même pas le droit de vote ou la pleine citoyenneté. Cette tradition de service se poursuit aujourd’hui dans les Forces armées canadiennes, la GRC et les unités d’intervention d’urgence partout au pays. Un gouvernement O’Toole va reconnaître ce service et :

 

  • Augmenter l’effectif et le budget de formation des Rangers canadiens pour assurer une capacité plus solide d’exercer notre souveraineté dans le Nord.
  • Rétablir la présence de la Force de réserve au Yukon et terminer l’installation navale au Nunavut (voir : http://erinotoole.ca/true-north-strong/).
  • Offrir le Programme d’initiation au leadership à l’intention des Autochtones (PILA) au Collège militaire royal du Canada et offrir des programmes similaires pour que les jeunes Autochtones se joignent aux Forces armées canadiennes.
  • Travailler avec les FAC et le secteur privé afin de former et de déployer un escadron de drones des Rangers canadiens, permettant aux jeunes des Premières Nations de recevoir une formation sur le déploiement et le maintien de la technologie des drones afin d’améliorer les patrouilles de souveraineté et d’observer la migration des animaux et les enjeux environnementaux.
  • Créer et financer le poste d’agent de liaison autochtone de la GRC spécialisé et un programme pilote pour déployer ces agents dans les 15 plus grosses forces de police provinciales et municipales au Canada par l’intermédiaire d’affectations temporaires. Le programme pilote comprendra également 15 autres agents de liaison autochtones pour les communautés où vivent de nombreux Autochtones hors réserve et/ou il y a des cas de femmes autochtones assassinées ou disparues non résolus. L’agent de liaison autochtone sera une ressource policière communautaire pour ces forces, améliorant leurs relations avec les Premières Nations, et aura le mandat précis de revoir les cas non résolus ou les problèmes graves dans la communauté.
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